Metro Exodus, la revue

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Valery Aloyants
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Dans quelques mois, cela fera exactement 6 ans que Metro : Last Light, la derni√®re Ňďuvre originale des gars de 4A Jeux. Depuis lors, l'√©quipe n'a fait qu'une poign√©e de remasteris√©s, un titre douteux pour les plateformes de r√©alit√© virtuelle, et a √©t√© impliqu√©e dans une s√©rie de vicissitudes qui ont impliqu√© d'abord la dissolution de THQ et le transfert cons√©cutif √† Koch Media, puis la relocalisation du si√®ge social de sa ville natale de Kiev, en Ukraine, √† une Malte plus discr√®te et moins folklorique. C'est peut-√™tre aussi pour toutes ces raisons qu'il a fallu plus de cinq ans pour voir se r√©aliser la conclusion de la trilogie vid√©oludique de Metro. Une trilogie qui s'est toujours caract√©ris√©e par une narration et une atmosph√®re uniques et particuli√®rement caract√©ristiques qui ont souvent compens√© un gameplay peu raffin√© et peut-√™tre trop √©loign√© des standards des tireurs les plus c√©l√®bres. Avec Metro Exodus, le nouveau chapitre faisant l'objet de cette revue, 4A Games a pourtant d√©cid√© de faire tapis, de changer les cartes sur table et de viser tr√®s haut avec une formule qui, tout en restant fid√®le au genre du jeu de tir √† la premi√®re personne et √† la physicalit√© classique de la s√©rie, √©tend consid√©rablement ses attentes avec quelques greffes du monde ouvert, la pr√©sence de m√©canismes d'artisanat et l'augmentation exponentielle de la vari√©t√© des sc√©narios. Le but ultime est de faire appr√©cier ce chapitre au plus grand nombre, sans en faire trop et surtout sans d√©naturer les principaux √©l√©ments de la s√©rie. Suivez-nous dans ce Revue du m√©tro : Exodus pour savoir si les gars de 4A Games ont r√©ussi dans leur intention.



L'histoire de Metro Exodus

La franchise Metro est un exemple vertueux de ¬ę trans-m√©dia ¬Ľ. Par ce terme, nous entendons un univers qui transcende son support d'origine et se d√©veloppe sur de multiples supports. En fait, Metro est n√© de quelques nouvelles de Dmitry Glukhovsky, puis fusionn√© dans le roman Metro 2033 et ensuite √©tendu √† travers les jeux vid√©o de 4A Games, quelques courts m√©trages amateurs, d'autres romans de l'auteur original et une s√©rie d'autres histoires sign√©es par d'autres √©crivains et qui repr√©sentent une sorte d'univers √©largi du dystopique futur suppos√© par Glukhovsky. La particularit√© de ce sc√©nario r√©side dans le travail d'encadrement effectu√© par l'√©crivain russe qui, de cette mani√®re, a essay√© de maintenir dans Metro : Exodus une certaine coh√©rence de base dans l'intrigue narrative et surtout de garder une certaine personnages cl√©s dont Artyom, le protagoniste de toute la s√©rie (et des jeux vid√©o) ; le colonel Miller, chef des rangers de l'Ordre, ou le Spartans Artyom se joint ; Anna, sa femme et la propre fille de Miller ; ainsi qu'une poign√©e d'autres soldats et factions qui se connectent p√©riodiquement aux √©v√©nements d'Artyom, les modifiant de mani√®re significative ou subissant des bouleversements majeurs suite au passage de notre h√©ros.



En rentrant dans les d√©tails de Metro Exodus, mais en prenant soin d'√©viter tout spoil, on se retrouvera devant le√©pilogue √† la fois de la trilogie du jeu vid√©o et de tous les romans de Glukhovsky car le jeu se positionne non pas comme une suite directe de Metro: Last Light, mais comme une suite de Metro 2035, le livre, concluant ainsi l'int√©gralit√© de arc de l'histoire par Artyom et associ√©s et racontant leur √©loignement d√©finitif de Moscou. L'univers cr√©√© par l'√©crivain russe, pour ceux qui ne le connaissent pas, est bas√© sur une troisi√®me guerre mondiale qui s'est d√©roul√©e en 2013 √† la suite de quelques batailles qui ont √©clat√© au Moyen-Orient et qui ont ensuite abouti √† un conflit d'envergure internationale dont l'issue d√©sastreuse a conduit au bombardement nucl√©aire qui a impliqu√© une grande partie du globe. En Russie, l'Holocauste a vu les tr√®s rares survivants se concentrer √† Moscou gr√Ęce au refuge offert par les tunnels souterrains, et dans certaines villes de banlieue. √Čvidemment, la guerre n'a pas seulement conduit √† la d√©cimation de la population humaine et √† la cr√©ation de nouvelles soci√©t√©s de survivants, mais aussi √† la gen√®se d'esp√®ces animales et humano√Įdes mutantes et terriblement violentes sans pr√©c√©dent.

En pratique, le jeu se déroule presque comme s'il s'agissait d'une sorte de road movie et nous verra traverser la Russie à bord d'un train, leAurora, qui sert de colle narrative entre un scénario et le suivant et nous permettra de nous familiariser avec les autres Spartiates, notre épouse Anna et quelques survivants que nous recueillerons en chemin. Tout au long dialoghi contextuels facultatifs ou interagir avec la radio embarquée dans le seul but d'écouter les conversations d'inconnus et ainsi découvrir quelques éléments accessoires du monde de Metro et des lieux que nous nous retrouverons à explorer. A cet égard, tout en appréciant le travail d'écriture corsé des scénaristes, on ne pouvait s'empêcher de lever le nez devant des dialogues trop banals, évidents et souvent extrêmement téléphonés dans leurs épilogues, parfois même avec un air de feuilleton. .



Le voyage de pr√®s de 8000 km qui nous conduira le long des terres rouges durera environ un an et nous verra affronter les quatre saisons climatiques aux cons√©quences tangibles sur les milieux, √† travers 12 chapitres diff√©rents de dur√©e tr√®s variable. Et nous arrivons ici au premier √©l√©ment crucial de Metro Exodus : vous pouvez vraiment parler de tireur dans le monde ouvert de prima persona? La r√©ponse est absolument non. Le travail de 4A Games n'a rien √† voir avec un Rage ou un Far Cry mais a une structure de niveau classique avec seulement quelques tr√®s grands sc√©narios qui permettent une approche en itin√©rance libre des objectifs. En r√©alit√©, si vous voulez approfondir la question, seules trois cartes sont vraiment ouvertes, alors que la plupart des chapitres conservent une structure plus lin√©aire gr√Ęce √† toute une s√©rie d'astuces narratives et d'excellentes id√©es de conception.

Et c'est ici que se trouve la r√©ponse √† l'une des questions les plus r√©currentes dans la t√™te de ceux qui aimaient le m√©tro pr√©c√©dent pr√©cis√©ment √† cause de leur atmosph√®re claustrophobe, presque survival horror, souvent tr√®s guid√© : Exodus trahit les canons de la s√©rie ? Oui et non : d'une part il est √©vident qu'√©tant largement pos√© en ext√©rieur, loin des tunnels et parfois dans des sc√©narios luxuriants ou d√©sertiques, il s'√©loigne avec une grande force de l'imagerie qu'il avait contribu√© √† cr√©er avec 2033 et Last Light. Dans le m√™me temps, cependant, ayant pr√©cis√©ment tenu √† distance les objectifs du monde plus ouvert, ayant conserv√© une certaine composante de survie √©galement gr√Ęce √† l'artisanat et surtout en offrant un dernier tiers de la campagne qui se rapproche avec style et atmosph√®re pr√©cis√©ment des premiers chapitres. de la s√©rie, ils lui ont permis de maintenir un mince voile de familiarit√©. Que vous soyez fan de l'univers Glukhovsky ou non, ce jeu de tir √† la premi√®re personne exclusivement solo saura vous divertir avec de bons gimmicks pour la plupart des 20, 25 heures de jeu qu'il vous faudra pour le compl√©ter, mais pr√©parez-vous √† vivre une exp√©rience radicalement diff√©rente de celle de 2033 et Last Light.



gameplay

Sur le devant de la gameplay Exodus est √† la fois une confirmation de la caract√©ristique la plus connue de la s√©rie Metro, sa physicalit√©, et une √©volution naturelle de celle-ci qui se mat√©rialise par l'artisanat et un syst√®me de modifications concernant les armes et l'√©quipement. Commen√ßons par le premier √©l√©ment : le titre de 4A Games n'est pas un simple jeu de tir √† la premi√®re personne o√Ļ les interactions avec les armes et l'√©quipement du protagoniste s'arr√™tent au changement des chargeurs et, √† la limite, √† l'utilisation d'un kit m√©dical. , mais un grand soin est au contraire plac√© pr√©cis√©ment dans les activit√©s que nous serons appel√©s √† mener pendant les combats et dans les quelques moments de repos bien m√©rit√©s. Les armes ont tendance √† se bloquer lorsqu'elles se salissent, nous obligeant √† recharger plus que n√©cessaire ou √† tirer plusieurs coups √† blanc avant de les voir fonctionner √† nouveau. Les √©quipements que porte Artyom occuperont physiquement l'espace visuel lorsqu'ils seront consult√©s, comme la montre pour garder sous contr√īle la dur√©e des filtres des masques √† gaz, ou la carte avec carnet attach√© pour obtenir des informations sur les routes √† emprunter pour atteindre les objectifs ou, encore une fois, la dynamo que nous devrons utiliser de temps en temps pour garder la batterie qui alimente la lampe de poche charg√©e. Entre autres choses, juste le masquer il repr√©sente une fois de plus un √©l√©ment distinctif de l'iconographie de Metro : le porter, c'est voir peu de l'environnement qui nous entoure, √™tre oblig√© de le nettoyer √† chaque fois que nous effectuons des tirs rapproch√©s ou que les intemp√©ries vont le salir ; parfois nous devrons m√™me le r√©parer pour emp√™cher l'oxyg√®ne de s'√©chapper. De ce point de vue, Metro s'inscrit parfaitement dans la tradition.

Metro: Exodus apporte √©galement un syst√®me de l'artisanat et l'am√©lioration de√©quipement. Gr√Ęce au sac √† dos que nous pouvons ouvrir √† tout moment sans interrompre l'action du jeu, nous pourrons cr√©er des kits m√©dicaux (l'√©nergie n'est pas restaur√©e automatiquement), des filtres, des munitions pour armes sp√©ciales et fournir quelques objets √† lancer tels que des poignards et des pots pour distraire les ennemis. Cependant, il va falloir trouver des √©tablis pour pouvoir produire les munitions des canons standards, nettoyer ces derniers et interagir avec le mat√©riel port√©. Les possibilit√©s accord√©es pour sont beaucoup plus int√©ressantes modifier les armes √©quip√© : √† tout moment, nous pourrons changer de stock, de canon, de chargeurs, de viseurs et d'autres fonctionnalit√©s suppl√©mentaires, en r√©cup√©rant les modifications des armes laiss√©es au sol par des ennemis ou parfois par certains personnages cl√©s. De cette fa√ßon, nous pourrons adapter les armes √† nos besoins, par exemple en rendant une arme beaucoup plus polyvalente √† distance ou en la faisant taire, ou en modifiant consid√©rablement la cadence de tir d'un fusil de sniper ou m√™me la port√©e et la puissance d'un fusil de chasse. .

Le syst√®me nous a convaincu par sa polyvalence et se marie bien avec un composant furtivit√© et survie qui impr√®gne leaction de jeu: les munitions sont toujours rares, les ennemis sont tr√®s coriaces et pouvoir frapper un adversaire √† la t√™te, peut-√™tre √† distance et sans qu'il remarque √† l'avance le coup que nous tirons, signifie arriver mieux √©quip√© pour les affrontements ult√©rieurs. De nombreux chapitres qui composent la campagne proposent des approches d'objectifs qui peuvent r√©compenser de mani√®re significative ceux qui parviennent √† agir dans l'ombre, en attendant la nuit, en √©vitant les patrouilles et en r√©duisant au silence le nombre minimum de gardes possible. M√™me les mutants peuvent souvent √™tre contourn√©s ou auront tendance √† nous ignorer si nous ne les d√©rangeons pas avec insistance, surtout dans les niveaux plus ouverts o√Ļ il y a m√™me un minimum de r√©apparition des adversaires tu√©s. Exodus sait donc stimuler un certain gameplay furtif, √©galement gr√Ęce √† un excellent level design plein de passages secondaires et de voies alternatives, mais il ne recule jamais si vous pr√©f√©rez l'approche aux armes nivel√©es gr√Ęce √† un bon feeling des instruments et l'excellent diff√©renciation entre les bouches de feu disponibles.

Il est donc regrettable que cette variété d'équipements dans Metro : Exodus ne s'accompagne pas d'une richesse similaire dans la composition des ennemis et leur comportement au combat. Les adversaires peuvent être conceptuellement réduits en deux types : les humains plus ou moins blindés et les mutants plus ou moins agressifs. Dans le premier cas, on ne peut s'attendre qu'à des combats à distance et à une certaine immobilité sous-jacente qui atteint son paroxysme dans les actions furtives ; dans le cas des démons, le schéma d'attaque change mais se répète indéfiniment car ils auront tous tendance à venir vers nous pour nous attaquer au corps à corps. Il n'y a que quelques exceptions sporadiques avec quelques animaux mutés capables de nous "cracher" de loin, mais après quelques heures de jeu vous saurez déjà parfaitement comment vous comporter en fonction des ennemis qui se dressent devant vous et il y aura ne soyez jamais un changement de paradigme ou une nouvelle qui peut vraiment vous surprendre.

La structure plus a√©r√©e des cartes d'Exodus s'accompagne √©galement d'une gestion renouvel√©e des missions: d√©sormais, √† c√īt√© d'un objectif principal toujours clair, nous aurons aussi une poign√©e de activit√©s secondaires totalement facultatif que l'on peut recevoir de certains personnages ou d√©couvrir simplement en explorant le sc√©nario. Rien de particuli√®rement original ou cr√©atif, mais cela permet d'augmenter la long√©vit√© du jeu et d'offrir des variantes aux m√©caniques simples du jeu de tir li√©es au "reach X pour continuer la campagne". Il est juste dommage que le choix du d√©veloppeur de minimiser les suggestions et indications et d'obliger le joueur √† consulter la carte avec son cahier, rende tr√®s confus et encombrant de comprendre quels sont les diff√©rents points d'interrogation qui rempliront la carte au cours de nos p√©r√©grinations. Il faudra essayer de retenir les dialogues par cŇďur, en proc√©dant souvent par essais et erreurs et en explorant les diff√©rents domaines jusqu'au bout pour √™tre s√Ľr de ne rien oublier.

Configuration système requise pour PC

Tester la configuration

  • Processeur : Intel Core i5-4690k √† 3.6 GHz
  • Carte graphique : NVIDIA GeForce GTX 1080 avec 8 Go de m√©moire
  • M√©moire: 16 Go de RAM
  • Syst√®me d'exploitation: Windows 10 64 bits

Exigences minimales

  • Processeur: Intel Core i5-4440
  • Carte vid√©o : NVIDIA GTX 670/1050 ou AMD RADEON HD 7870 avec 2 Go de m√©moire
  • RAM : 8 Go en m√©moire
  • Syst√®me d'exploitation: Windows 7/8/10
  • Disque dur : environ 50 Go d'espace disque

Conditions recommandées

  • Processeur : Intel Core i7-4770K
  • Carte vid√©o : NVIDIA GTX 1070 / RTX 2060 ou AMD RADEON RX VEGA 56 avec 8 Go de m√©moire
  • RAM : 8 Go en m√©moire
  • Syst√®me d'exploitation: Windows 10

Secteur technique et graphique

Puisqu'un peu plus haut nous avons parlé d'une certaine rareté en ce qui concerne la variété des ennemis et leur réactivité, ouvrons notre discussion technique en analysant lesintelligence artificielle. Toujours talon d'Achille de la série, cet aspect du jeu nous avait laissé tiède déjà à l'occasion des toutes premières rencontres avec Metro : Exodus et, malheureusement, la donne n'a pas changé avec le code final. Les ennemis se comportent de manière très basique, en respectant les deux routines classiques déjà décrites ci-dessus : courir vers le joueur pour l'attaquer au corps à corps ou tirer à distance pour essayer de rester à couvert. La difficulté du jeu réside donc dans la rareté des munitions et dans la résistance efficace aux coups des ennemis qui nécessiteront beaucoup de balles pour descendre à moins que vous ne soyez particulièrement doué pour les frapper à la tête ou dans leurs points faibles. C'est un peu mieux quand on essaie d'agir en cachette, même s'il ne s'agit que de mémoriser les patrouilles et de faire attention à ne "réveiller" personne, sinon l'état d'alarme généralisé classique.

L'intelligence artificielle est le seul vrai malus dans le secteur technique de Metro : Exodus car pour tout le reste, graphique avant tout, le jeu est absolument excellent, avec tr√®s peu de bavures. Avec la configuration de test, nous avons pu le jouer en Full HD avec les param√®tres graphiques r√©gl√©s sur "ultra", un cran avant le niveau "extr√™me" maximum, sans jamais descendre en dessous de 80 FPS et le r√©sultat visible est souvent bluffant. Les param√®tres ils sont tout simplement extraordinaires pour la vari√©t√©, la gestion des particules et des effets sp√©ciaux et pour l'√©clairage tr√®s r√©aliste des environnements, compl√©t√©s par des brouillards volum√©triques et des faisceaux de lumi√®re projet√©s dans la poussi√®re. Les mod√®les d'armes avec toutes les modifications diverses et les effets de salet√© et de bu√©e qui ¬ę ruinent ¬Ľ le masque √† gaz sont √©galement tr√®s agr√©ables. Les seuls d√©fauts concernent la qualit√© des int√©rieurs et certains aspects sobres de la v√©g√©tation, en plus des mod√®les de personnages r√©solument modestes tant pour l'expressivit√© du visage que, surtout, pour les animations particuli√®rement bois√©es et manquant parfois m√™me des √©l√©ments de liaison entre un mouvement et les suivants.

Mince et l√©ger le colonna sonora qui se contente d'accompagner quelques passages narratifs cruciaux avec un minimum d'emphase tout en nous surprend positivement par la Doublage espagnol qui nous a sembl√© utiliser un bon nombre d'acteurs diff√©rents, tous assez dans le r√īle, avec de bons timbres vocaux et une excellente gestion du volume. Dommage que 4A Games s'obstine √† ne pas laisser parler Artyom, notre protagoniste, avec des r√©sultats peu cr√©dibles lorsque l'on est interrog√© dans certaines situations ou impliqu√© dans certains dialogues.

Traçage de rayons et DLSS

Nous avons √©galement eu l'occasion d'essayer Metro Exodus avec l'une des nouvelles GeForce RTX, b√©n√©ficiant √† la fois du support du Ray Tracing via le mat√©riel, et du DLSS qui garantit un upscaling de tr√®s haute qualit√©. Et c'est une combinaison qui promet d'une part des lumi√®res, des reflets et des ombres de qualit√© sup√©rieure, et d'autre part garantit une augmentation substantielle des performances, de mani√®re √† compenser le poids in√©vitable d'un √©clairage aussi avanc√©. Le point de d√©part, soyons clairs, est d√©j√† excellent, quoique lourd : Metro Exodus peine √† maintenir 60 images par seconde en 4k m√™me avec un puissant RTX 2080 Ti sous le capot, et √ßa s'am√©liore esth√©tiquement quand on active le Lancer de rayons ce qui se traduit par des ombres plus naturelles et des surfaces m√©talliques plus r√©alistes. Le poids du mat√©riel, cependant, augmente de fa√ßon exponentielle, le framerate tombant parfois en dessous de 30 FPS. Mais les choses changent avec l'activation du DLSS, une technologie qui, sans faire de miracles, peut augmenter les performances jusqu'√† 50 %. Dans les situations les plus exigeantes, presque exclusivement hors de l'action, il arrive quand m√™me de tomber dans la zone des 40 FPS, mais le rendu de l'image est vraiment incroyable. Bien s√Ľr, une GeForce RTX 2080 Ti co√Ľteuse est n√©cessaire pour y parvenir avec un titre massif comme Metro Exodus, mais nous nous attendons √† de nouvelles am√©liorations dans les semaines √† venir un peu comme ce qui s'est pass√© avec Battlefield V. Il est √©galement important de souligner qu'√† travers DLSS , il est possible de jouer en 4K √† haute fr√©quence d'images, en d√©sactivant le Ray Tracing et en am√©liorant encore les performances si vous descendez aux r√©solutions 1080p et 1440p.

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Version testée PC sous Windows Resources4Gaming.com

8.0

Lecteurs (111)

8.4

Votre vote

Metro Exodus est un jeu de tir √† la premi√®re personne exclusivement en solo comme vous ne le voyez plus aussi souvent. Il se joue avec plaisir du d√©but √† la fin gr√Ęce √† un arc narratif fascinant, un gameplay enrichi d'une s√©rie de m√©caniques propres √† la s√©rie, et un secteur graphique √©poustouflant. Pour √™tre d√©saccord√©, il n'y a que quelques petites taches, presque des accidents en cours de route, sur tous les mod√®les d'intelligence artificielle et de personnages tamis√©s qui manquent. Le changement radical d'ambiance et de type de sc√©narios par rapport au pass√©, rendra cet Exodus moins familier que pr√©vu √† ceux qui sont intimement fans de Metro et de son iconographie. Mais ce n'est pas forc√©ment un √©l√©ment n√©gatif, car la plus grande vari√©t√© et un certain d√©tachement par rapport au pass√© de la s√©rie la rendront en m√™me temps plus appr√©ciable m√™me par ceux qui n'ont jamais dig√©r√© ou jou√© jusqu'au bout les pr√©c√©dentes aventures d'Artyom.

PRO

  • Le gameplay "physique" et l'ajout de craft en font un shooter original
  • Techniquement √ßa surprend par la qualit√© des pi√®ces et la gestion des lumi√®res
  • Les sc√©narios sont souvent vastes et jouissent d'une grande vari√©t√©...
CONTRE
  • ... et aussi pour cette raison l'ambiance est loin de l'ambiance traditionnelle de la s√©rie
  • Manque d'intelligence artificielle
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