De temps en temps

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Alejandra Rangel
@alejandrarangel
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A moins de recourir au catalogue PSone ou PSP, le genre shoot 'em up a toujours fait défaut dans l'offre logicielle déjà rare de Vita. Super Stardust Delta se rapproche en partie de ce créneau, mais le jeûne des fans est enfin terminé grâce à la sortie sur PSN de Sine Mora. Après avoir conquis les utilisateurs de Xbox 360 et de PC, le shooter Digital Reality et Grasshopper débarque enfin sur les consoles Sony, mais à cette occasion nous avons voulu nous concentrer sur la version portable, pour savoir si l'expérience frénétique et spectaculaire du jeu conserve le même charme aussi. sur le petit écran de Vita.



Pour un avis plus complet sur la version maison nous vous proposons de lire l'article publié à l'occasion du lancement sur XBLA. Catapulté dans le monde fascinant de Seol, le joueur se voit raconter une histoire absolument atypique pour le genre, résultat d'influences croisées provenant de la culture japonaise derrière Grasshopper et des styles d'Europe de l'Est de la réalité numérique. La guerre éternelle menée par les impériaux et les rebelles est un conflit apparemment sans fin, grâce à la capacité de l'une des deux factions à faire des sauts dans le temps et à se réfugier dans des lieux et des époques différents. Un mélange apparent entre Battlestar Galactica et Star Wars, derrière lequel se cachent pourtant des personnages tout sauf conventionnels, comme des êtres anthropomorphes mûs par le chantage ou le désir de vengeance. L'intrigue est cependant communiquée par des moyens assez simples, avec l'utilisation prédominante d'écrans textuels et de dialogues entre les différents personnages.

Tic, tac, boum !

Si cela peut sembler un désengagement, il est au contraire évident que l'intention des développeurs de trouver un compromis qui ne contrarie pas les puristes du genre : les courts intermèdes de dialogue et les scènes scénarisées qui interrompent l'action peuvent en fait être accélérées avec le pression d'un bouton, une fonction qui satisfait ceux qui veulent se lancer au milieu des volées de balles sans trop de bavardage. Où pourtant Sine Mora il se démarque des autres bullet hell est dans sa mécanique de jeu entièrement basée sur le passage du temps et la capacité de le rembobiner.



Vous n'êtes pas détruit avec un seul coup, et il n'y a pas non plus de barre de santé qui diminue progressivement, mais pour chaque dommage subi, le chronomètre de niveau reçoit une pénalité, conduisant à la fin du jeu une fois qu'il atteint zéro. La collection de power-ups devient alors indispensable, non seulement pour augmenter la puissance d'attaque de votre avion, mais aussi pour recharger le chronomètre et avoir suffisamment de temps pour terminer le niveau. A cela s'ajoute la possibilité de ralentir temporairement tout ce qui se passe à l'écran, afin que vous puissiez zigzaguer entre les balles et nettoyer vos adversaires.

Trophées PlayStation 3

Compte tenu de la brièveté de la campagne principale, c'est bien qu'il y ait tellement de choses à faire dans les modes supplémentaires, avec une multitude de défis et de trophées pour occuper le joueur. Pour monter en grade (et donc débloquer le Trophée équivalent) il faut accomplir une série de tâches, allant de s'écraser sur un certain nombre d'ennemis à terminer un niveau avec un maximum de notes, en passant par l'utilisation d'un autonomisant spécifique ou la destruction d'un certain quantité d'adversaires.

La vie est belle

C'est remarquable comme tout est parfaitement utilisable même sur Vita : dans les moments les plus frénétiques l'écran se remplit d'une pluie de balles, pourtant l'écran plus petit ne représente pas un handicap majeur pour le joueur, et permet effectivement d'avoir une vue plus complète ce qui se passe. Bien sûr, sur la console portable de Sony il est plus difficile d'apprécier dans le détail l'énorme travail effectué par les développeurs en termes de graphisme, mais même sur le magnifique écran OLED l'impact visuel reste excellent et, surtout, assez fluide, avec une haute frame rate même dans les moments les plus chaotiques et dans les batailles épiques avec les boss gigantesques. Ceux qui s'attendaient à de gros enrichissements apportés par les fonctionnalités tactiles de Vita seront en partie déçus, mais d'un shoot them up aussi précis et frénétique, également conçu pour les systèmes de contrôle traditionnels, on ne s'attendait pas à autre chose. Comme cela arrive déjà sur les smartphones et les tablettes, le joueur est en fait libre de déplacer l'avion en faisant glisser un doigt sur l'écran tactile, mais c'est clairement une solution très peu pratique et imprécise, et en un clin d'œil vous finissez par revenir à préférer touches et stick analogique. L'ajout le plus original n'affecte en rien le gameplay de Sine Mora: À l'aide du GPS de la console, vous pouvez déverrouiller toute une série de beaux concepts artistiques simplement en quittant la maison et en parcourant une certaine distance avec le jeu en arrière-plan. On ressent tout de même le poids d'une campagne assez courte, même si pour compenser l'énorme retard de la version PSN, les auteurs ont ajouté un avion exclusif à débloquer et à utiliser en mode arcade ou en option combat de boss. C'est une toute petite nouveauté, mais suffisante pour faire de la version Vita la plus riche en contenu. Si vous ajoutez à cela le facteur de portabilité, il est évident que Sine Mora représentent un incontournable pour les fans de shoot 'em up en possession de la console portable de Sony.



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Version testée : PlayStation 3, PlayStation Vita Livraison numérique : PlayStation Network Prix : 9,99 € Resources4Gaming.com

8.9



Lecteurs (18)

8.2

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Malgré les reports constants, les attentes des utilisateurs du PSN ont été récompensées par ce qui est à certains égards la meilleure édition de l'un des shoot'em up les plus drôles et les plus spectaculaires de ces derniers temps. Si la version portable fait des compromis d'un point de vue graphique, c'est la possibilité de profiter du jeu à tout moment et en tout lieu qui représente le plus le plus évident, sans parler des contenus supplémentaires qui, bien qu'ils puissent être comptés sur les doigts de d'une part, allez embellir une expérience spectaculaire mais qui souffre malheureusement d'une campagne assez courte.

PRO

  • Mécanique originale et amusante
  • Graphiquement excellent
  • De nombreux extras et objets à débloquer
CONTRE
  • Contenu complémentaire marginal
  • Mode histoire courte

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